Savez-vous qu’il existe une association ayant comme objectif de promouvoir le patrimoine local , notamment le patois charentais ?

En tant que passionné de notre territoire, j’ai eu la chance de participer à la « matinée Goulebeneze en patois charentais« , qui réunissait plusieurs patoisants charentais !

*Astheure, je vous amméne à la découverte du patois charentais, en vous permettant de vivre cet événement qui m’a laissé comme un *drôle !

Mais c’est quoi au juste la matinée GouleBeneze ?

Et bien c’est une « réunion » annuelle d’experts du patois charentais, qui cette année avait lieu à Saintes.

Chose assez amusante, l’événement se déroulait en…après-midi !
Et il a duré plus de 4 h !

Près d’une vingtaine de patoisants charentais étaient réunis pour se produire, devant environ 30 personnes… toute plus amoureuse les unes que les autres de la diversité du patrimoine local !

L’objectif principal de ces matinées Goulebenéze est bien entendu de transmettre le patois charentais et sa diversité.
Afin que ces langues ne meurent pas !

Et si je vous parle de langues au pluriel, c’est qu’il n’y a pas qu’un seul patois local.
Mais plusieurs variantes selon la « zone d’habitation » !
Pour exemple, le patois du Poitou ou de la Saintonge sont un peu différents !
Il paraît même que des petites guerres à ce sujet existaient dans le passé !
Dorénavant j’ai plutôt ressentit que c’est « l’heure de la réconciliation ».

Et comme chaque année l’évènement était organisé par l’association *SEFCO, qui a comme objectif de promouvoir et sauvegarder le patrimoine local !
Un journal en ligne 100 % patois charentais est même diffusé chaque mois gratuitement !

Je vous invite donc à vous rendre sur le site du *boutillon afin de pouvoir avoir accès à ces informations, et ainsi « baigner » dans ces magnifiques langues (lien en fin d’article) !

Photo de la matinée gooulebeneze 2019 qui s'est déroulée dans un théâtre à Saintes

La salle de la matinée goulebeneze, avec la trentaine de participants présents

Mais pourquoi j’ai décidé de participer à cette matinée Goulebeneze en patois charentais ?

Et bien, tout simplement car je suis amoureux du territoire et ses valeurs, aussi bien d’un point de vue « moderne » que d’un point de vue « historique » !

Et vu que je suis bordelais d’origine, je n’ai jamais eu la chance d’entendre longuement cette langue !
Par exemple, ma chérie, d’origine rhétaise, me rappelle régulièrement certains discours que sa grand-mère faisait en patois charentais !

Et puis, je dois vous avouer que le patois charentais n’est pas forcément tout le temps difficile à comprendre, et même plutôt assez amusant !
Et j’aimerais tellement arriver à mieux manier cette langue, afin de vous permettre de la découvrir au travers de mon site…
Et oui, dans la découverte de la Charente-Maritime et du Marais Poitevin, il y a également les richesses culturelles locales !

Mais pourquoi le nom « Goulebeneze?

Tout simplement car Marc-Henri Évariste Poitevin, dit Goulebeneze, était un écrivain et chansonnier charentais !
Ce « personnage » nous a laissé de nombreux ouvrages, textes et chansons et se trouve être la « figure » du patois charentais !

C’est donc tout logiquement que les valeurs portées par Goulebeneze ont été transmises à ses descendants…
J’ai d’ailleurs au le plaisir de rencontrer Pierre et Benjamin Perroneau, respectivement fils et petit-fils de Goulebenéze !

Ces derniers sont d’ailleurs adhérents du SEFCO, l’association à l’origine de la création des matinées Goulebeneze !
Et je tiens à vous préciser qu’il sont également rédacteur en chef et Webmaster du *jhorneau en ligne, traitant du patois, le Boutillon !

Un portrait d'époque de Goulebeneze

Le portrait de Marc-Henri-Evariste-Poitevin, dit Goulebeneze

Et alors, ça s’est passé comment cette matinée Goulebeneze en patois charentais ?

Ce qui m’a tout d’abord interpellé c’est que la majorité des patoisant étaient habillés en costume d’époque…
Et qu’ils se connaissaient tous… d’ailleurs la plupart sont la ligné de personnages célèbres de la culture locale !

Et puis, dès le commencement des « festivités » je me suis rendu compte qu’ils avaient tous un surnom bien charentais !
C’est ainsi que « le *fi à Feurnand » a succédé à « *Goulede V’lours », puis le « *Chéti », etc…

Chaque patoisant s’est exprimé environ 2 fois, en mettant en avant des chansons d’époques, puis des textes ou encore des poésies de M. Goulebenéze !
Sans oublier la création de textes orignaux, correspondant à notre époque.

Un des intervenants a ainsi fait un discours sur les solheils des ronds points (en gros les gilets jaunes) !
J’ai adoré ce mélange de patois avec les réalités de notre époque, qui donnait un charme tout particulier !

La plupart des participants avait une soixantaine d’année, voir plus !
Comme me l’a donc exprimé Pierre Peronneau, le patois charentais est vraiment en train de se perdre et va donc devenir une langue morte.
Cependant l’espoir de perdurer ces traditions existe tout de même, notamment grâce à quelques patoisants plus jeune, comme le « fi à Feurnand » !
Mais aussi grâce à des associations locales, comme les « p’tites *cagouilles d’Aunis Saintonjhe » qui regroupe plusieurs enfants…

D’ailleurs un spectacle avec ces enfants a même eu lieu !

Une patoisante de la matinée goulebeneze est couvert d'un habit typiquement charentais

Une des patoisantes de la matinée goulebeneze en vêtement d’époque

Quelques lignes en patois charentais

Comme vous l’avez compris, mon manque de connaissance du patois ne me permet pas à l’heure actuelle de retranscrire correctement les discours des patoisants !

Néanmoins, je tiens à préciser que j’ai reçu un superbe accueil de la part de tous les patoisants, qui étaient ravis de rencontrer un *jheune !
Voici d’ailleurs le petit mot en patois, que j’ai reçu de la part de Pierre Perroneau :

Mes émits, jhe qu’neût in biton qu’at pâ d’ démain et qu’at oubyié d’éte sot. O-l’ét in dénoumé Michaël Labeyrie.
Allez don bireuillé soun ouvrajhe su l’ net, o s’appeule Visite benéze.

Ashteure, j’espère que vous avez envie d’en découvrir plus sur le patois charentais !

Les « bonus » de la matinée goulebeneze

Afin de terminer cet article sur une note positive, je ne peux pas vous laisser sans avoir un aperçu plus complet du patois charentais !

C’est la raison pour laquelle, je vous invite à écouter ces pistes audio, d’une durée de 2 à 3 minutes :

Une chanson du « fi à Feurnand » sur le vin
et un texte de Goulebeneze, se nommant Le chafouin et le jhau

Pour en savoir encore plus et encore plus vous immergez dans le patoisant, n’hésitez pas à regarder la vidéo sur la matinée Goulebeneze !

La conclusion

En tout premier lieu, j’espère que cet article vous a donné envie d’en savoir plus sur les « langues locales de Charente-Maritime et du Marais Poitevin » !

Ensuite, si vous souhaitez poursuivre la découverte, je ne peux que vous recommander de vous abonner gratuitement au boutillon des Charentes !

Enfin, si vous maîtrisez le patois charentais ou si vous êtes patoisant, n’hésitez pas à laisser un commentaire en patois !
Ça me fera extrêmement plaisir…

Et puis, comme d’habitude, si vous avez aimez l’article, partagez-le sur les réseaux sociaux !
Et je serais ravi si vous vous inscrivez à ma newsletter !

A bientôt les amis, et restez beneze !

* Les mots de patois charentais employés dans cet article :
ashteure : maintenant / drôle : enfant/ fi : fils / goulede : tête de / jhorneau : journal
cheti : chetif / solheils : la couleur jaune / cagouilles : escargots / jheune : jeune